La fusion d'exposition ou HDR.


     Parmi mes images, certaines, notamment celles au contraste le plus marqué, sont presque irréalisables en une seule prise : ou l'on expose pour les ombres et les parties les plus lumineuses se retrouvent irrémédiablement "brulées", ou l'on expose pour les hautes lumières et l'on se retrouve avec une forte perte de détails dans les ombres (on les qualifie de "bouchées"). Une technique, facilité par l'évolution incessante des logiciels de traitement, consiste à récupérer le meilleur de chaque niveau d'exposition : on réalise 3 images ou plus, chacune étant exposée pour un niveau particulier. Une pour les ombres, une pour les hautes lumières et, généralement, une troisième en exposition moyenne.

Par la suite, à l'aide donc de logiciels le permettant, on assemble ou fusionne ces trois images, le programme ne gardant que le meilleur de chaque exposition. On se retrouve alors avec une image présentant une plage dynamique très étendue, permettant de montrer du détail à tous les niveaux. Il faut juste veiller - mais cela dépend des goûts de chacun - que le résultat final ne soit pas trop irréaliste...

Cette technique s'appelle la fusion d'exposition ou plus couramment "HDR" (Hight Dynamic Range, grande plage dynamique).


Les filtres à densité neutre ou filtres « ND » (Neutral density)
 
     Les filtres à densité neutre sont des filtres sombres, qui ont la particularité, en fonction du niveau d'assombrissement, de limiter la quantité de lumière qui parvient au capteur quelle que soit la longueur d'onde, en ne modifiant en rien la lumière : ils l'absorbent simplement de façon plus ou moins importante.

Les filtres ND sont plus souvent utilisés pour permettre une pose longue, même par lumière importante tout en évitant des ouverture de diaphragme très petites, génératrices de diffractions qui dégradent la netteté de la photo. Leur utilisation attire particulièrement les photographes de paysages ou urbains, afin d'obtenir des effets de « filés » de l'eau ou des nuages en général, mais aussi l'effet « laiteux » d'une surface agitée, telle la mer. On parle de flous cinétiques.

Les filtres ont un niveau d'absorption exprimé en Indices de Lumination (IL  ou « stops » chez nos amis anglophones...) gagnés par rapport à l'exposition "correcte" sans filtre. L'indication est généralement transcrite sous la forme « NDxx ». Par exemple, un filtre ND2 correspond à 1 IL ou « stop ». ND4, 2 « stops », ND8, 3 « stops », etc...


Il ne fait pas beau...Faites des photos !

     Ce titre peut surprendre....Mais tous les photographes seront d'accord...A partir du moment où vous prenez des photographies en extérieur, à la lumière naturelle, l'absence de soleil est un avantage ! Que ce soit pour faire du paysage, de l'architecture ou même des portraits, le ciel chargé à un double avantage : premièrement, la lumière est de meilleure qualité. L'absence d'un franc soleil évite une lumière trop "dure", avec des contrastes très marqués. Le ciel couvert joue le role de diffuseur naturel, donnant à la lumière du soleil une douceur favorable au portrait. En matière de paysage ou architecture, un soleil voilé permet d'unifier les luminances, d'éviter des zones trops sombres ou trop lumineuses...En developpement, le photographe aura plus de liberté pour accentuer ou pas le contraste comme il le souhaite. Deuxièment, un ciel chargé est plus plaisant visuellement, hormis l'impact qu'il a sur la lumière. Un paysage affublé d'un grand ciel bleu vide est très lassant, n'attirant pas le regard du lecteur dans une zone de l'image qui peut être très étendue...En peinture, il est rare de voir des oeuvres paysagères ou bucoliques sans quelques moutonnements dans le ciel, ajoutés judiceusement par l'artiste afin que le regard du lecteur ait matière à se "balader" dans ce décor peint...

Crier haro sur Photoshop ?


      Photoshop, en dehors du giron des photographes (quoi que...) est souvent critiqué pour l'usage qu'il en est fait, souvent à cause des mêmes photographes, surtout de mode...Mais ne leur jetons pas de pierres...La puissance de l'outil en fait un merveilleux allié des Kim K. et autres starlettes dont les courbes ne collent pas toujours avec les "canons" de la (leur) mode...

      Mais alors ce photoshop, outil du diable ? Disons que c'est ce que l'on en fait qui peut amener à des situations extrêmes donc...Pour  les photographes du "commun des mortels", l'outil peut être redoutable de précision et d'efficacité sans tomber dans la plastification des documents... Il existe une configuration photoshop spéciale "photographes". On manipule alors des outils puissants et merveilleux qui, sans s'incliner vers la grosse tricherie, permettent de (re)trouver, pour ceux qui ont connu, comme un travail d'agrandisseur...Possibilité de contraster à dessein certaines zones, éclaircir par ici, assombrir par là...Donner du pep à une image, faire jaillir les détails ou les estomper...Rien de bien "sorcier" là dedans...et tout ça,  sans empester le maison d'odeur chimique...Je crois que ceux qui critiquent Photoshop à outrance ne savent tout simplement pas qu'il est un peu la "madeleine de Proust" de la retouche photo à "l'ancienne", sans les inconvénients du matériel et des produits...